19 nettoyants coque et pont testés sur un bateau

Nettoyer régulièrement les surfaces extérieures est une opération d’entretien essentielle et trop souvent négligée. Elle améliore pourtant la longévité du bateau, son esthétique et sa valeur de revente. Des raisons suffisantes pour se saisir de sa brosse de pont ! Nous avons testé 17 nettoyants de coque et pont afin de vous aider.

De toutes les opérations d’entretien courant, le nettoyage de la coque et du pont est de loin le plus facile puisqu’il suffit de diluer le produit, de frotter les salissures et de rincer à l’eau douce. Le travail est d’autant plus aisé qu’il est mené régulièrement et sans attendre l’incrustation en profondeur des salissures. Comme toujours, prévenir vaut mieux que guérir…

3 nettoyants grand public testés sur la coque et le pont d’un bateau

Il suffit pourtant de jeter un œil sur le parc de stockage d’un professionnel ou les pontons d’une marina pour constater que les plaisanciers négligents sont encore trop nombreux. Les efforts à fournir pour l’entretien courant sont pourtant limités, l’équipement très simple, les produits efficaces, abordables et tous conformes aux normes de biodégradabilité. Afin de mettre à l’épreuve notre sélection (non exhaustive) de nettoyants coque et pont, nous avons jeté notre dévolu sur un Bayliner, exposé depuis longtemps aux intempéries et couvert de mousse et de moisissures. Un exemple à ne jamais suivre !

Une mise en œuvre simple et rapide

Autant le dire tout de suite, au terme d’une seule application, toutes les formules ont fait preuve d’une efficacité comparable surtout sur une surface hors norme. Un second traitement aurait sans doute permis d’éliminer les dernières traces résiduelles, mais elles nous ont servi à mettre en évidence les (très) légères différences d’efficacité. Dans le cadre d’un entretien et de salissures « normales », les résultats seront quasi identiques. Restent les critères annexes comme le prix (lui-même dépendant du taux de dilution, du prêt à l’emploi à l’ultra-concentré), l’emballage, l’odeur, la consistance, la quantité de mousse, l’effet déperlant après rinçage, la disponibilité, etc., qui peuvent faire pencher la balance vers une solution plutôt que vers une autre.

Les travaux de nettoyage sont à la portée de tous, sans exigence technique de haut niveau, mais la bonne mise en œuvre des produits commence par une lecture attentive des instructions imprimées (en principe !) sur l’étiquette. Les nettoyants sont disponibles sous forme de solution prête à l’emploi, sous forme concentrée à diluer dans l’eau, ou les deux. Bien adaptées aux grandes surfaces, les formules concentrées sont les plus économiques à l’usage. Les formules prêtes à l’emploi sont en revanche nettement plus pratiques pour traiter rapidement une salissure locale. Un pulvérisateur (sans gaz propulsif) est très commode pour disperser le produit de manière régulière sur des surfaces larges ou difficiles d’accès tout en limitant le gaspillage.

 

Pour tester l’efficacité de nos produits, nous avons utilisé un Glastron dont les oeuvres mortes ont été divisées en une vingtaine de bandes. ©Pierrick Contin

Au choix, sur une surface sèche ou humide

Il faut bien respecter les taux de dilution, susceptibles de varier en fonction du niveau de salissure. Certains produits s’appliquent sur une surface sèche, d’autres sur une surface humide, un préalable qui peut influer sur le résultat. Résistez à la tentation du surdosage qui n’ajoutera rien à l’efficacité, mais augmentera le temps de rinçage et la consommation d’eau.

Certaines formules associent des agents nettoyants à des cires pour obtenir un produit deux-en-un, simple à l’usage. Mais, comme souvent avec les produits deux-en-un, leurs propriétés sont globalement inférieures à celles d’un traitement en deux phases spécifiques, application d’un nettoyant suivi d’une cire de protection. Ils s’utiliseront plutôt dans le cadre d’un entretien courant, où les cires freineront, grâce à leur effet déperlant, la redéposition du sel et des salissures.

En règle générale, un nettoyage régulier du gel-coat est de loin préférable à un traitement saisonnier au nettoyeur à haute pression, qui favorise la pénétration de l’humidité dans les microfissures et malmène les joints d’étanchéité (panneaux de pont, vitrages, capots, etc.). Dans tous les cas, il faut éviter de travailler en plein soleil, car la chaleur favorise l’apparition de traces disgracieuses au séchage et diminue l’efficacité du nettoyage.

Afin d’évaluer leurs effets, nous avons essayé de réunir, sans prétention aucune à l’exhaustivité, dix-sept produits distribués dans les réseaux spécialisés de la plaisance et, à titre complémentaire, trois produits de grande distribution, dans une gamme de prix comprise entre 3,90 et 28 €. Compte tenu de la diversité des formules disponibles sur le marché, le flou éventuel de leur composition, les différences infimes des résultats et l’importance du geste de l’opérateur dans le brossage, nous avons fait l’impasse sur les notations au profit du commentaire appréciatif.